Legends & Cycles — Under the Megalith

“Civilizations pass. Structures remain. A structural reading of worlds, systems and cycles.”

Mythes et croyances de Thiérache et d’ailleurs. 4 Les esprits-animaux et végétaux de la forêt

Ameline Daufresne dépeint les incarnations quasi-chamaniques des esprits animant la forêt en animaux et en arbres, fleurs, champignons et leur protectrice la Diane Arduinna Chasseresse.

Titre : Cernunnos, Grand cerf. Dimensions : 39,8 x 88 cm. Technique : Peinture acrylique. Support : Bois

« Dieu bellement corné » appartenant au panthéon celte, Deo Ceruninco est ici représenté dans la forme du cerf, dont les bois ont ramifié et se sont couverts de feuilles. Ces bois qui vont tomber en hiver, et pousser à nouveau au printemps ; ces branches qui vont se dénuder puis bourgeonner à nouveau ; en leur coeur abritent des papillons, tous résidents du nord de l’Aisne : Aurore, Callimorphe, Vulcain, Citron,… eux-mêmes incarnent un cycle, une métamorphose, la transformation perpétuelle de la nature et de toute chose dans la vie. La poésie du tableau nous dit : rien n’est immuable, tout est en perpétuel mouvement, en perpétuel changement, chaque chose en amène une nouvelle, et c’est un philosophie positive, pleine d’espoir, pour aller de l’avant.

Titre : Fée et écureuil. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : photographie numérique, incrustation par outil informatique de dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : papier
Titre : Driade. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : Dessin au crayon et à l’encre.. Support : Papier
Cette créature est inspirée d’une série de photographies de troncs de charmes étêtés, si noueux et
tortueux que j’y ai parfois vu la forme d’une créature. Plusieurs essais en promptographie ont aussi
accompagné ce travail, et donné lieu à cette production finale.
Arbre-driade en habit de dimanche
Tableau de gauche : Ficaira. Dimensions : 20,3 x 46,7 cm. Dimensions avec cadre : 23,2 x 49 cm. Technique : dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : carton. A l’arrivée du printemps, Ficaira sort de terre et s’assied sous les arbes. Elle guette le Citron, et prépare l’arrivée de Flora. Partout où elle décide de se reposer, des feuilles de ficaire envahissent le sol. Bientôt, les fleurs dorées parsèmeront les jardins, et disparaîtront au réveil total de Flora.

Tableau de droite avec trois agrandissements: Flora. Dimensions : 142,2 x 44 cm. Technique : Peinture acrylique. Support : Bois. Cette peinture est inspirée de recherches sur la dévotion à la déesse Flora, notamment à Floursies (Avesnois): Sur la fontaine saint Eloi, la sculpture du saint est datée du 7e siècle, mais la fontaine fut construite par les romains au 1er siècle, et dédiée à la déesse Flore. Comment la présence de Flora se manifestait t-elle ? Peut-être donne-t-elle forme à nos fleurs sauvages, aux plantes qui jalonnent les chemins de nos campagne ? Cette créature, femme tentaculaire, se couvre de plusieurs plantes qui peuvent être observées sur notre territoire : Le trèfle, la reine-des-prés, la camomille, le coquelicot, le cerfeuil sauvage, le lamier, l’herbe-àrobert, le rumex, le compagnon, le pissenlit, le plantain, l’orge sauvage… nombreuses sont celles qui sont comestibles et vertueuses, pour qui sait prendre le temps de les observer. Les papillons qui entourent Flora sont aussi visibles en Thiérache : Aurore, Paon du jour, Argus, Vulcain, et, – celui qui annonce l’action imminente de Flora dans nos jardin, – Citron.

Lutin-champignon
Titre : Rencontre 1. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : photographie numérique, incrustation par outil informatique de dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : papier. Rencontre avec la jeune fille-lutin ailée au panier.

Cf les fées au tablier portant des feuilles d’or. Sainte Lucence de Provins (Seine-et-Marne) revient de chez le forgeron portant des charbons ardents dans son tablier. Ils ne brûlent pas. A son arrivée, ils sont transformés en or.
D’autres saintes portent des feuilles d’aulne dans leur tablier, qui se transforment en feuilles d’or.

En Thiérache, à Neuve-Maison, il y a bien une légende de tablier, mais impliquant la diable: L’Ecourcie du Diable à Neuve-Maison. Un hiver, le diable décide de noyer Neuve-Maison de l’Oise. Il emplit son tablier aux Hurées-Balin qui, depuis, portent son nom. Mais en descendant la prairie la liure du tablier casse. Ne pouvant faire un nœud car cela forme une croix, il doit laisser l’écourcie. L’Ecourcie du Diable et les Hurées-Balin, lieux maudits depuis, n’ont pour végétation que des ronces et ne sont plus habités que par des reptiles. C’est le même motif que la hotte de Gargantua qui se renverse, donnant naissance à une butte, et que certaines saintes, portant des pierres dans leur tablier et en laissant tomber, devenant des menhirs. A Labaroche (Haut-Rhin), on explique ainsi l’habitat dispersé: saint Michel poursuivant le diable dans le ciel, celui-ci laissa tomber de son tablier les maisons qu’il avait capturées. Elles parsèment toujours la grande prairie d’altitude du Canton Vert.

Titre : Chasseresse. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : Dessin au crayon et à l’encre, collage. Support : Papier. La grande forêt mésolithique, qui couvrait l’Europe de l’ouest jusqu’en Aquitaine, avait sa protectrice des animaux Diane-Arduinna et ses chevaliers les Quatre-Fils Aymon, aux nombreuses aventures dans les Ardennes et dans l’Aisne.
La grande forêt mésolithique, dont il reste de beaux lambeaux avec l’Arduinna Silva, du Rhin à la Seine

About Jean-Marc BELOT

Unknown's avatar
Reading the present through long-term structures, cycles, and enduring patterns.

Leave a comment

Information

This entry was posted on 27 September 2023 by in @ Bêtes animaux, @ Fées créatures merveilleuses, Hauts de France, Normandie.

Join 30 other subscribers

EXTERNAL LINKS

LinkedIn (network & updates)
Payhip (publications)