Legends & Cycles — Under the Megalith

“Civilizations pass. Structures remain. A structural reading of worlds, systems and cycles.”

Mythes et croyances de Thiérache et d’ailleurs. 2 Le temps des fées

Ameline Daufresne et ses élèves exposent, en particulier dans l’événement devenu incontournable chaque année: le Printemps des Arts à la Cité Camille-Claudel de Fourmies poudlard-s-invite-la-cite-scolaire-pour-le-printemps-des-artsexpo-avec-les-eleves-de-la-cite-camille-claudel ; dessins-gravures-theatre-une-semaine-pour-y-aller-dare-dare


Titre : Brigantia. Dimensions : 27 x 59,3 cm. Technique : Peinture acrylique, encre et aluminium doré. Support : Bois. Brigantia ou Brigid est une déesse gauloise qui symbolise le changement, la métamorphose des choses de la vie, la mue perpétuelle. Fêtée le 1er février (Imbolc) elle est censée favoriser la lactation et le bourgeonnement des premiers pissenlits dont la sève laiteuse rappelle le lait des mères. Elle est associée au feu, comme étant la flamme éternelle, la renaissance, le renouveau, la vie.
Titre : Driade. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : Dessin au crayon et à l’encre. Support : Papier. Cette créature est inspirée d’une série de photographies de troncs de charmes étêtés, si noueux et tortueux que j’y ai parfois vu la forme d’une créature. Plusieurs essais en promptographie ont aussi accompagné ce travail, et donné lieu à cette production finale.
Titre : Ficaira. Dimensions : 20,3 x 46,7 cm. Dimensions avec cadre : 23,2 x 49 cm. Technique : dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : carton. A l’arrivée du printemps, Ficaira sort de terre et s’assied sous les arbes. Elle guette le Citron, et prépare l’arrivée de Flora. Partout où elle décide de se reposer, des feuilles de ficaire envahissent le sol. Bientôt, les fleurs dorées parsèmeront les jardins, et disparaîtront au réveil total de Flora.
Titre : La Maka. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : Dessin au crayon et à l’encre. Support : Papier.
Le nom de Maka est donné à plusieurs lieux dans Rocquigny, Anor, Hirson, … Mais qui sait encore expliquer l’origine du nom ? Inefficace à trouver l’explication à cette toponymie, je me suis à nouveau tournée vers les anciennes croyances celtes. J’ai notamment découvert l’histoire de la Macha, (qu’en réalité on doit prononcer [ˈmɔɔxə]…) une divinité complexe des celtes, à la fois une femme, une mère et une guerrière. Ici, elle est représentée s’apprêtant à jeter un sort…
« Après le veuvage du fermier Crunnchú, en Irlande, une magnifique jeune femme vient dans son lit prendre la place de son épouse, il s’agit de la déesse Macha, avatar de Morrigan. Elle lui propose un pacte : les affaires de Crunnchú seront prospères et il sera heureux tant que leur relation restera secrète. Mais lors d’une fête il ne peut s’empêcher de se vanter et affirme que sa femme court plus vite que le meilleur attelage du roi. Sous peine de mort, le roi l’oblige à prouver ses dires et Macha, alors enceinte, doit s’exécuter. Elle court plus vite que les chevaux du roi et à l’issue de la course elle donne naissance à des jumeaux.
Macha lance alors une malédiction sur les hommes d’Ulster : à chaque fois que le royaume sera attaqué, ils deviendront aussi faibles qu’une femme en couche, et devront compter sur leur seul héros pour défendre le royaume. »
Titre : Méduse victorieuse. Dimensions : 30 x 60 cm. Technique : Peinture acrylique et encre. Support : Plaque d’ardoise
A l’origine, les trois gorgones Euryale, Sthéno et Méduse naissent avec les mêmes attributs. Méduse en grec est le participe présent de « régner, protéger, régler », elle traduit donc l’idée d’un personnage faisant preuve de tempérance et de raison pour maintenir un équilibre primordial.
Ma version de Méduse n’a pas été victime des désirs et de l’orgueil de Poséidon ni de Persée ; elle renvoie plutôt à un cycle, un équilibre ; Elle est victorieuse parce qu’elle évoque une complémentarité entre la nuit et la lune symbolisées par la gorgone, et la lumière du soleil symbolisé par Persée. C’est ce premier tableau qui affirmera le parti-pris de l’omniprésence des femmes dans mon travail, et le fil conducteur des mythes et légendes.
Titre : Ritona. Dimensions : 42,4 x 71,3 cm. Technique : Peinture acrylique et dorure fine. Support : Bois
Pour nos ancêtres gaulois et celtes en général, Ritona (parfois Pritona) est la gardienne des passages à gué. Elle est donc représentée telle une icône aux larges pieds, tenant dans ses mains une coupe remplie d’eau. Par extension, elle fût priée pour garantir un passage sûr, un voyage réussi, elle devait nous garder d’une traversée dangereuse, qu’elle soit réelle ou spirituelle, elle devait aider à trouver un chemin, ou à accomplir sûrement une transition vers de nouvelles opportunités. Je me plais à l’imaginer dans nos chemins de campagne, lorsque les branches des arbres de part et d’autre de la route se rejoignent, formant un tunnel, un passage mystérieux…

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This entry was posted on 16 August 2023 by in @ Fées créatures merveilleuses, Hauts de France, Normandie.

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