Mythes et croyances de Thiérache et d’ailleurs. 3 Les esprits-oiseaux
Ameline Daufresne poursuit cette série avec les esprits-oiseaux. Dans les temps néolithiques matriarcaux, Dieue était féminin et représentée sur Terre par trois prêtresses (cf Françoise Gange: Avant les Dieux, la Mère universelle et Les dieux menteurs). Par ici, c’était la civilisation mégalithique de Seine-Oise-Marne (-2500 à -1600 environ). C’étaient les dames-oiseaux qui amenaient les âmes vers l’ouest, au pays de l’Au-Delà. Puis les premiers indoeuropéens sont arrivés et le cheval a remplacé l’oiseau. De la Dame-oiseau représentée à Saint-Etienne de Beauvais, on est passés à Epona sur son cheval, avec son manteau bleu semé d’étoiles, encore aujourd’hui drapeau de l’Europe.
Titre : Fée et corneille. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : photographie numérique, incrustation par outil informatique de dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : papierTitre : Fée et sitelle. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : photographie numérique, incrustation par outil informatique de dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : papierTitre : Fée et mésange charbonnière. Dimensions : 21 x 29,7 cm. Dimensions avec cadre : 31,6 x 42 cm. Technique : photographie numérique, incrustation par outil informatique de dessin au crayon et à l’encre sur papier. Support : papierTitre : La Bondrée. Dimensions : 54 x 76 cm. Technique : Peinture acrylique. Support : Bois. La bondrée est une créature qui habite les grandes forêts de l’Aisne, et notamment de Thiérache. On la trouve silencieuse et attentive perchée sur un poteau, à l’affût du moindre chuchotement, elle connaît les secrets de chacun ; Elle s’affaire parfois au milieu d’un pré, grattant la terre de ses serres puissantes, parfois la tête toute entière dans un trou : elle est réputée pour connaître l’emplacement de trésors enfouis.Titre : Série des hamadriades : Corylia, Salix et Crataega. Dimensions : 17 x 21 cm. Dimensions avec cadre : 23,4 x 32 cm. Technique : dessin au crayon et à l’encre sur papier, collage. Support : papier. Corylia, Salix et Crataega sont des hamadriades, des nymphes dont la vie est attachée à celle d’un arbre. Le promeneur en Thiérache les croise régulièrement, le paysan a pour consigne de ne pas les arracher, et est encouragé à les planter, tant ces nymphes sont importantes à la vie des bocages. Chacune se manifeste à sa façon aux yeux du promeneur : – Corylia est liée au noisetier, elle annonce la connaissance prochaine d’une nouvelle ou d’un secret qui marquera un changement, et elle se révèle à nos yeux à travers les pies le jour, et les noctuelles la nuit. – Salix, liée au saule, est une métaphore du temps, elle observe dans le reflet de l’eau sa propre histoire, et savoure la lente beauté de ce temps qui passe. Elle nous invite à apprécier la manière dont l’expérience de la vie nous a modelés, à voir les effets du temps comme une force, un patrimoine. – Crataega est la nymphe de l’aubépine, elle symbolise la sensibilité à l’Autre, et l’amour pur. On accroche des talismans à ses branches pour veiller sur une personne chérie. L’aubépine l’incarne par les fleurs dont elle se pare, les fruits sucrés qu’elle offre quand on la préserve, et les épines qui la protègent (et qui, autrefois, protégeait ceux (les gaulois par exemple) qui l’utilisaient comme rempart)
Salix, poème:
Elle se penche et s’incline Patiente, immobile Ses jupons embrassent le sol Elle élance de longs bras vers le ciel, Doucement, Elle oscille, Doucement, Elle fléchit. Elle se plie aux caprices du temps inlassable Qui a marqué sa peau d’empreintes Qui demeurent Dans la mélodie du vent ses longues mèches Se balancent Et dansent Effleurant La surface de l’eau Brouillant les souvenirs. Elle conserve depuis longtemps déjà la mémoire Des initiales gravées Et des âges successifs, Ce que le temps donne et puis reprend, Ce qu’il guérit ou pardonne. Alors, Satisfaite de ce qui eut modelé son reflet, Elle accueille une dernière fois les orites, Parée d’or au crépuscule de son soir, Resplendissante Salix.
Titre : L’envol. Dimensions : 88 x 40 cm. Technique : Peinture acrylique. Support : Bois Le motif de ce papillon (Vanessa atalanta) rappelle à la fois Vulcain, dieu forgeron, dans un territoire empreint des peuples du fer ; il renvoie aussi aux récits autour d’Étaine, transformée en flaque puis en insecte volant aux couleurs flamboyantes, ou encore à Psyché élevée au rang de déesse et dotée d’ailes de papillon ; autant d’allusions poétiques à l’élévation de l’âme, à la fugacité de l’instant, et à l’éternité.Titre : Querca. Dimensions: 37,5 x 48 cm. Technique: Peinture acrylique. Support: Bois Nymphe attachée au chêne, Querca se matérialise aux yeux humains par la forme du geai, jamais loin de son Arbre. Elle évoque l’équilibre sain entre le monde réel et celui des illusions.Corylia. Dimensions: 38,8 x 50,6 cm. Technique: Peinture acrylique. Support: Bois Nymphe attachée au noisetier, dont le message apparaît aux yeux des hommes sous la forme d’un envol de pie(s). Elle évoque la connaissance prochaine d’une nouvelle, qui marquera un changement ou une élévation de la conscience. Le tableau est inspiré d’une comptine écossaise parmi celles qui constituent le recueil de Peter Limburg, intitulé « what’s in the name of birds ?» : « One’s sorrow, two’s mirth, Three’s a wedding, four’s a birth Five’s a christening, six’s a dearth Seven’s heaven, eight’s hell, And nine’s the devil his ain sel »